vendredi 7 juillet 2006

Construction des toilettes sèches

Avec l'aide de Leslie et Nicolas, que je remercie pour leur aide enthousiaste et chaleureuse, nous avons fabriqué des toilettes sèches qui nous plaisent bien !

Vous trouverez dans cet article les plans et les photos des principales étapes de la fabrication...

A - Pourquoi des toilettes sèches ?

Je me contenterai de reprendre les propos de Joseph ORSZAGH (cité par Patrick Baronnet dans "De la maison autonome à l'économie solidaire".) :

« Grâce à l'utilisation de la toilette à litière biomaîtrisée, on peut se passer d'égouts et de stations d'épuration en zone rurale et périurbaine, sans la moindre pollution des eaux et pour le prix du tuyau de raccord à l'égout ! »

« Sachant que 80 à 100 % (suivant l'endroit) de la charge polluante des rivières provient des habitations, la suppression de cette pollution grâce à ce système pourrait rendre à la plupart de nos rivières leur pureté originelle. Sans dépenser un franc pour les égouts et les stations d'épuration, des rivières pures et pleines de vie sont à notre portée. »

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter les sites suivants : - Eautarcie : www.eautarcie.com, et notamment cette page. - Toilettes du Monde : www.tdm.asso.fr et notamment cette page. - Eau Vivante : http://eauvivante31.free.fr et notamment cette page.

B - Le plan de nos toilettes sèches

J'ai dessiné des toilettes qui incluent un bac pour la sciure, ce que je trouve plus pratique.

Plan des wc secs

Ce qui donne au final :

Les wc terminés

et c'est encore mieux quand Nicolas nous dévoile, non sans une pointe de fierté, la face cachée du bolide !

Nicolas fier de son oeuvre !

C - Les "ingrédients"

1. Le bois à faire découper (contre-plaqué ou équivalent) : N.B. : dimensions données en mm

En 18 mm d'épaisseur : 3 plaques de 540 x 515 (C, D et E)

En 12 mm d'épaisseur : - 1 plaque de 204 x 564 (A) - 1 plaque de 646 x 564 (B) - 1 plaque de 850 x 527 (F) - 1 plaque de 850 x 540 (G) - 1 plaque de 222 x 527 (H) - 1 plaque de 628 x 527 (I)

En 5 mm d'épaisseur : - 2 plaques de 171 x 505 (J et L) - 2 plaques de 510 x 535 (K et M) - 1 plaque de 171 x 535 (N) - Le fond, non visible sur le plan ci-dessus.

2. Les autres composants du meuble :

- Une poubelle de 80 L - Un abattant - 2 poignées pour le transport - 2 loqueteaux pour la fermeture de la porte I - 4 charnières (par exemple en laiton pour le couvercle A et la porte I). Les deux charnières de la porte I étant les plus "costaudes". - 4 patins en feutre ou plastique - 2 poignées pour ouvrir les portes A et I (logiquement plus grande pour I) - 2 équerres pour consolider la plaque B (facultatif).

et bien sûr de quoi visser ou clouer tout ça !

D - Les étapes de la construction, en images commentées

On a commencé par fixer, à l'aide de clous sans tête et de vis cruciformes, les plaques C, D et E (épaisseur 18 mm) sur la plaque arrière F (12 mm) :

Ensuite, on a fixé la plaque de fond G (épaisseur : 12 mm) :

plaque de fond

Avec la poubelle, vous pouvez déjà voir se dessiner l'allure du meuble...

Et on continue comme ça : plaques H puis B (c'est elle qui supportera l'abattant et qu'il faudra évider) :

C'est avec un plaisir non dissimulé que Leslie et Nicolas testent le bon fontionnement des portes A (qui fermera le réservoir à sciure) et I (qui ferme le compartiment de la poubelle) :

On les a fixées avec des charnières en laiton que vous aurez l'occasion de voir sur d'autres images. Les boutons de porte sont en bois :

Fixation d'une poignée de transport de chaque côté. C'est Nicolas et Leslie qui s'y collent !

Après avoir pris la mesure du trou à découper (le contour intérieur de la lunette augmenté de 1 à 2 cm), nous avons fait un avant-trou à la perçeuse pour pouvoir passer la lame de la scie sauteuse :

Il ne reste plus qu'à fixer l'abattant... et à titiller la curiosité de nos proches : « Ah bon, parce que c'est des WC ? »

Vous pouvez remarquer sur la photo ci-dessus que la porte est fermée par deux loqueteaux aimantés.

Et que la plaque supportant l'abattant est renformée par deux équerres.

Je ne sais pas si c'était vraiment indispensable mais j'ai pensé que l'épaisseur de 12 mm pourrait ne pas être suffisante, surtout après l'évidement du centre. J'ai préféré les équerres plutôt que de faire couper des plaques plus épaisses (plus cher, plus lourd, moins esthétique).

Pour terminer la partie fixe du meuble, il ne restait plus qu'à visser quatre patins sous la plaque G :

Il ne reste plus qu'à coller/clouer les cinq plaques J,K,L,M et N (le fond, que j'ai oublié de mentionner sur le plan) pour réaliser une réserve de sciure amovible. Bien que le contre-plaqué utilisé ne fasse que 5 mm d'épaisseur, il a été possible de le coller (simple colle à bois) et de le clouer (le collage seul n'aurait pas suffit), avec des clous très fins de 1x12 mm.

On a commencé par clouer le fond N sur les côtés J et L :

Puis l'un des côtés (K ou M) :

Enfin, on creuse deux poignées au sommet des côtés K et M :

Il ne reste plus qu'à tester le trône !!!

A vrai dire, le travail n'est pas terminé : c'est seulement après ponçage et vernissage que nous aurons la joie d'inaugurer notre premier « trône antipollution des nappes phréatiques » !

Et comme nous ne nous refusons rien, nous avons fait deux versions : une pour gaucher et une pour droitier !!!


Un an après...

Voici enfin l'une de ces toilettes en situation opérationnelle, provisoirement installée dans la salle de douche (au final, les deux toilettes seront dans un local indépendant).

Celle-ci a été rapidement protégée avec une seule couche de peinture écologique blanche à base d'huile de lin, dans laquelle Estelle a incorporé un pigment dans les tons brique. Mais nous constatons que ça ne suffit pas pour protéger efficacement des frottements de chaussures, des coups d'éponge, etc. : quand on les installera dans leur local, on rajoutera une couche de peinture puis du vernis protecteur.

Le bac à sciure, avec une louche un peu rouillée qui a retrouvé une nouvelle jeunesse !

Et la poubelle de 80 L. Bien sûr, on ne la laisse pas se remplir en totalité : ce serait trop lourd à manipuler. Jusqu'à la moitié, ou même un peu plus, c'est très bien.

Avoir plus de capacité comporte des avantages, par exemple :

- on vide la poubelle moins souvent,

- on ne risque pas de la faire déborder en la transportant,

- si vous pratiquez les lavements intestinaux, c'est tout de même mieux d'avoir un volume conséquent (ceux qui les pratiquent comprendront !).

lundi 26 juin 2006

Réflexions sur la Charte des Compaillons

Nous venons de prendre connaissance de la Charte des Compaillons autoconstructeurs et, par souci de clarté à l'égard des bénévoles qui se proposent de participer à notre chantier, nous tenons à préciser les engagements que nous sommes en mesure de satisfaire et ceux auxquels nous ne pourrons ou ne voudrons pas adhérer.

Pour cela, je vais en reprendre le texte intégral et y insérer des commentaires...

Charte des « Compaillons »

(réseau d’échange et d'entraide des autoconstructeurs et professionnels de la construction bioclimatique en ballots de paille)

Principes

Nous, Signataires de la charte des Compaillons, exprimons notre désir de respecter, dans l’élaboration de notre habitat, l’environnement, la santé des êtres humains, la relation entre l’homme et la nature et de partager dans l’acte de bâtir nos richesses et compétences par le biais de l’entraide et des échanges.

OK à 100% !

Engagements

Nous nous engageons dans notre acte de construction :

-à préserver l’environnement par le choix de techniques et de matériaux privilégiant les matériaux premiers, les ressources naturelles, locales et de faibles incidences sur l’écosystème et la biodiversité.

-à préserver la santé des êtres humains par l’utilisation de matériaux sains, de systèmes de protection contre les ondes néfastes et de toutes techniques bioclimatiques améliorant les principes d’espace, de lumière et de bien-être.

-à organiser nos chantiers comme des lieux d’échanges multiples dans l’esprit de l’entraide et du partage du savoir.

Nous nous engageons, dans nos relations aux autres membres à respecter les choix de chacun et à privilégier une ouverture d’esprit constructive.

OK à 100% !

Nous, Compaillons, nous engageons lors de nos participations aux chantiers :

-à respecter les normes de sécurité mises en place par l’autoconstructeur ou le professionnel présent.

-à respecter les périodes dévolues à l’activité chantier et celles privilégiant l’échange.

-à nous munir des outils manuels et des vêtements de protection nécessaire aux travaux exécutés.

Là, c'est à vous de voir !

Nous, Compaillons autoconstructeurs, nous engageons :

-à sécuriser nos chantiers selon les normes lors de l’accueil de bénévoles.

On va faire de notre mieux, mais j'avoue que nous n'avons pas une idée de ce que peuvent être les normes en question... Je n'ai pas (encore ?) trouvé sur le forum des Compaillons. Si quelqu'un a un lien à nous indiquer, vous pouvez le faire en ajoutant un commentaire à cette page.

-à assurer chaque bénévole présent sur le chantier.

A vrai dire, nous ne sommes pas du tout obligés de vous assurer car c'est votre choix de venir sur notre chantier et vous avez certainement déjà une assurance individuelle accident (je crois que ça s'appelle comme ça). Elle est souvent incluse dans l'assurance de votre maison, renseignez-vous. Cela dit, nous allons souscrire une assurance à la MAIF qui couvre aussi le travail des bénévoles (et, dans notre cas de figure, c'est nettement moins cher que l'assurance des Castors : 294 Eur au lieu de 507 !). Mais, comme me l'a dit mon interlocutrice de la MAIF, ça vient s'ajouter à votre propre assurance en cas d'insuffisance (peu probable cependant) de celle-ci : donc, ça fait double emploi.

-à nous faire accompagner par des professionnels lors des phases de travaux, ouvertes aux bénévoles, dans lesquelles notre maîtrise n’est pas complète.

Non ! Avant tout pour une raison de budget. Le seul poste pour lequel nous faisons appel à des professionnels, c'est la charpente. Pour le reste, nous rassemblons bien sûr le maximum d'informations, mais nous ferons notre propre synthèse que nous confronterons ensuite à la réalité. Apprendre en faisant est ce que je préfère ! Un des avantages est que cela m'a souvent permis de trouver des solutions nouvelles bien adaptées à la situation. Si cela vous pose problème, je peux le comprendre et il vaut mieux que vous alliez sur un chantier encadré par des professionnels.

-à organiser l’emploi du temps entre les périodes dévolues à l’activité chantier et celles privilégiant l’échange d’information et de savoir.

Pas OK à 100% ! Bien sûr qu'il faut de l'organisation, mais je préfère la souplesse du roseau à la rigidité du chêne pour une meilleure adpatation aux différents paramètres du moment (humains, climatiques, matériels, etc.). Notez aussi que, pour des raisons professionnelles, je peux être absent du chantier à certains moments : Estelle prendra le relais quand ce sera possible pour elle. Ce peut être l'occasion pour vous de vous reposer, de continuer à travailler sur ce que vous avez commencé ou ... de faire du tourisme ! Je comprends que cela puisse déranger certains d'entre vous et c'est pourquoi je vous avertis à l'avance de cette possibilité. Sachez tout de même que je vais faire mon possible pour être présent au maximum (quitte à travailler le soir au bureau !).

-à faire participer chacun en fonction de ses compétences.

Bien sûr ; et vous serez sans aucun doute assez libres pour dire ce qui vous plaît et vous déplaît, ce qui vous est facile et difficile, etc.

-à équiper nos chantiers de conditions favorables à la vie et à l’hygiène des bénévoles (abri, toilette sèche, point d’eau.)

Nous allons faire le maximum. Mais vous pourrez aussi loger ou camper chez nous si les conditions d'hébergement sur le chantier vous semblent trop "spartiates".

Nous, professionnels adhérents des compaillons, nous engageons :

-à travailler conformément aux normes de sécurité, aux règles de l’art et aux attentes des maîtres d’ouvrage.

-à partager nos connaissances et nos savoirs avec tous les membres présents sur les chantiers.

-à faire participer chacun en fonction de ses compétences.

-à mettre en valeur l’ingéniosité et la richesse de chaque individu.

-à ne pas conseiller en dehors de nos attributions, connaissances et expériences.

Sans objet pour ce qui nous concerne !

Nous nous engageons en outre à respecter la gratuité des échanges entre membres bénévoles et à ne pas accepter ou proposer de rémunérations non sujettes à facturation ou à emploi salarié et à proscrire le travail clandestin des chantiers « Compaillons ».

OK à 100% !!!

Je m’engage à me comporter conformément aux principes de la charte et à en promouvoir l’esprit et les actions qui en découlent.

Oui, avec les réserves mentionnées ci-dessus...

Reprise des commentaires de l'ancien site

No.1 : pareil ! Nous aussi, nous autoconstruisons en paille, et nous envisagions d'adhérer à la charte pour évoluer en chantier participatif... Mais le chapitre "professionnels" nous en a dissuadé... On part du principe qu'on est novice en toutes choses (et c'est le cas !). Alors s'il faut faire appel à un pro à chaque fois, ce n'est plus de l'autoconstruction, et ce n'est pas le même budget !... Du coup, il a fallu abandonner l'idée du chantier participatif, et commencer à envisager de se débrouiller avec nos seuls 4 bras ... (la plupart du temps 2 !) On y arrive ! Même s'il y a quelques coups de blues de temps en temps... http://paillhautjura.canalblog.com norbert Réponse de Thierry : Pourquoi ne pas proposer de chantiers participatifs en dehors de la Charte des Compaillons ? Il y a plein de futurs auto-constructeurs que ça peut intéresser, même s'il n'y a pas de professionnel sur le chantier. Appendre et tâtonner ensemble, c'est aussi très pédagogique. Il suffit d'afficher clairement les parties de la charte avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord ou que nous ne sommes pas en mesure d'appliquer. On passe tous par des coups de blues, mais il en sort toujours quelque chose de bon ;-) Bon courage ! Thierry No.2 : charte Bonjour, En ce qui concerne cette petite phrase : "me faire accompagner par un professionnel lorsque ma maitrise n'est pas compléte", elle est plutôt là pour couvrir les abus de demande de bénévoles qui souhaitent apprendre quelque chose. Il suffit de les prévenir et il n'ya pas de probléme s'ils sont d'accord pour tatonner avec vous. J'ai bien aimer ta façon de présenter ce que tu pourras respecter et moins par rapport à la charte : les personnes qui veulent venir sont prévenus, c'est surtout ca le respect de la charte et des autres. Je sais que tout ca doit évoluer .......mais j'ai vu certains chantiers et j'ai préféré mettre des gardes fous ! Amicalement, Philippe Le Pailleux

jeudi 25 mai 2006

La dalle flottante (fin)

La dalle flottante est terminée, pas tout à fait comme prévu.

Heureusement, on peut compenser les imprévus et les erreurs... enfin j'espère !

Voici la photo panoramique de la dalle :

vue panoramique de la dalle

Les différences par rapport au projet initial

L'épaisseur de la dalle : la dalle ne fait finalement que 15 cm d'épaisseur moyenne au lieu des 25 prévus. C'est en partie une histoire de budget et aussi parce qu'en plus des fibres, il y a un treillis soudé.

Cette épaisseur sera augmentée de 10 cm par un pourtour en béton aux endroits où reposeront les poteaux : on aura donc bien les 25 cm prévus là où le poids est le plus élevé. Les photos ci-dessous montrent le coffrage de ce pourtour (montage de plusieurs photos qui déforme un peu mais permet une vision panoramique).

Coffrage du pourtour vu de l'ouest Coffrage du pourtour vu de l'ouest
Coffrage du pourtour vu de l'est Coffrage du pourtour vu de l'est

Selon le maire de notre village, ancien maçon, qui a eu la gentillesse de nous conseiller au sujet de nos fondations, c'est une épaisseur largement suffisante (il nous conseillait 10 cm au début) : la structure sera ainsi plus légère tout en étant aussi solide ; pour lui, c'est le meilleur moyen de résister au problème de retrait-gonflement de l'argile. La dalle "flotte" comme un radeau.

Les terrains de la commune sont en effet extrêmement argileux et les fondations classiques et profondes ne sont pas une garantie de solidité : d'ailleurs, pas très loin de chez nous, une maison est gravement fissurée malgré des fondations "solides" faites dans les règles de l'art !

Ferraillage et polyane. J'ai donc cédé pour le ferraillage. Au départ, je ne peux pas dire que c'était dans l'esprit de "suivre la vague plutôt que s'y opposer" qui est censée être ma philosophie !!! Mais bon, la "crise" a malgré tout été brève.

Et d'ailleurs, nous n'avions plus le choix : trois jours avant la livraison du béton, alors que nous n'avions plus le temps de le commander chez un concurrent, le gérant de la centrale à béton ne voulait plus nous livrer si nous continuions à refuser le ferraillage et le polyane (selon lui indispensable pour que le béton ne soit pas trop vite asséché par les cailloux) !

L'épaisseur de cailloux et la qualité du draînage dans la partie nord de la dalle. Je reprends pour rappel la vue en coupe (coupe A-B) de la dalle du précédent article :

Vue en coupe A-B

La pente naturelle est bien utilisée et les cailloux reposent sur le sol naturel et non sur du remblais : c'est une garantie de stabilité.

Mais deux erreurs cumulées font que le draînage ne sera pas si facile que prévu dans les 2 premiers mètres (côté A).

En effet, je me suis trompé dans le calcul de la pente (beaucoup plus importante que prévu) ET les terrassiers ont fait un trou plus grand que ce que nous avons demandé. Résultat, il aurait fallu encore une centaine de tonnes de cailloux, voire davantage, pour arriver aux 20-25 cm prévus côté A (nord). Impossible : le "budget cailloux" étant déjà dépassé par les 170 tonnes déjà étalées !

Donc, la partie nord de la dalle (côté A) touche quasiment le sol d'origine et, la pente étant "perturbée" à cet endroit (les mouvements du tracteur ont trop "charcuté la terre encore très humide à ce moment-là), l'eau y stagne au lieu de s'écouler. On ne peut pas dire que ce soit réussi question draînage ! Il ne nous reste plus qu'à creuser avant la dalle pour y installer un drain qui enverra l'eau de ruissellement un peu plus loin, là où les cailloux commencent à être assez épais et la pente plus nette.

Là encore, après la déception initiale, on s'est dit que ça ne méritait pas d'en faire un drame. En plus, il nous restait tout juste la longueur qu'il faut de drain, et on se demandait ce qu'on allait bien pouvoir en faire ! Et la présence du polyane, qui évitera la remontée d'eau par capillarité dans la partie de la dalle qui se retrouve quasiment au contact du sol d'origine, est finalement bienvenue.

Les cailloux utilisés : 100 tonnes de gros galets (40-80), pour un draînage maximal, recouverts ensuite de 70 tonnes de calcaire dur lavé (20-40). Les seconds n'étaient pas prévus et c'est parce qu'ils sont un peu moins chers que les galets, tout en restant suffisamment draînants qu'on les a choisis !

Conclusion ?

Ceux qui disent qu'il faudrait s'entraîner sur une petite maison avant d'en faire une grande ont raison !!! Sauf qu'il faut avoir le budget et le temps pour ça.

D'où l'intérêt d'aller participer à des chantiers pour voir ce que ça donne en situation réelle !

On n'est jamais assez préparé, même quand on pense avoir prévu... l'imprévu.

Reprise des commentaires de l'ancien site

Super intéressant! Notre projet est trés similaire (MOB+paille, terrain en pente, sous-sol argileux), et j'étais parti pour faire un hérissonnage et des fondations de 80 cm, mais à la lecture de ton article, je me rends compte que la dalle flottante est probablement ce qu'il y a de plus simple et plus adapté. Johnix Réponse de Thierry : En tout cas, c'est le pari que nous avons fait ; on verra bien dans dix ans si c'est le bon !!! Aujourd'hui, si c'était à refaire, je continuerais avec l'idée de la dalle flottante (plutôt en pierre et chaux, je crois que c'est possible). Mais je la mettrais plutôt sur un lit de sable (sur un geotextile pour le contenir) que sur un lit de cailloux : d'une part c'est plus facile à manier, d'autre part, le sable ayant toujours un certain degré d'humidité, même bien draîné par la pente, l'argile serait maintenue dans un état constant d'humidité, ce qui l'empêcherait d'avoir des variations de volume de la même façon que si elle était maintenue constamment sèche. En résumé : avec des galets, c'est l'option « argile maintenue constamment sèche » qui est privilégiée tandis qu'avec le sable, c'est l'option « argile constamment humide ». La différence, c'est que la seconde est probablement plus facile à réaliser que la première. Enfin, C'est l'idée que je m'en fais ! Si quelqu'un a des éclairages à nous donner, ce sera avec plaisir :-)

mardi 4 avril 2006

La dalle flottante (suite)

Le terrassement est terminé, prêt pour accueillir une dalle flottante : espérons que c'est le bon choix, on verra bien dans quelques années !

Il reste des points à préciser concernant la nature des cailloux qui soutiendront la dalle. Si vous avez des informations à ce sujet, elles seront les bienvenues.

Voici deux photos (montage panoramique dont je ne suis pas peu fier !) donnant une assez bonne idée du terrassement :

Le chemin d'accès

Le chemin d'accès

Les fouilles et le parking

Les fouilles (est-ce le terme dans ce cas ?) et le parking au nord de la maison. Et si on faisait plutôt une piscine ?

Je vous rassure tout de suite : le poteau EDF en plein milieu du terrain va être enlevé !

Le principe adopté : la dalle (25 cm voire 30 cm d'épaisseur selon budget, en béton fibré – fibres polypropylène et non métal – et sans ferraillage) repose directement sur un lit de cailloux, sans fondations prélables. Si le terrain argileux bouge dessous (phénomène de gonflement-retrait), l'ensemble cailloux-dalle est censé "flotter" dessus, c'est-à-dire suivre les mouvements.

C'est donc une approche du style "suivre la vague plutôt que s'y opposer" et "éviter de faire compliqué quand on peut faire simple" et ça correspond assez bien à ma philosophie de la vie.

Cela dit, je ne peux pas dire que je sois pleinement rassuré par le discours des gens du coin, car personne ne connaît cette technique et tous se demandent combien de temps il faudra à la maison pour se retrouver en bas du terrain !

Voici une vue de dessus de la dalle :

Vue de dessus

... et maintenant une vue en coupe (coupe A-B) :

Vue en coupe A-B

Comme vous le voyez, le principe est d'utiliser la pente naturelle pour faciliter le draînage : un espace de 80 cm en amont de la dalle permet l'infiltration de l'eau à travers des cailloux (le responsable de la carrière où je m'approvisionne m'a conseillé des galets) ; l'eau descend ensuite vers le fond de la cavité et continue de suivre la pente naturelle, jusqu'à un drain qui va l'évacuer dans le champ.

Question 1 : quels cailloux choisir ? Michel (cf l'article "Dalle flottante : la solution ?") m'a parlé de "0-80" dessous (sur environ 20 cm) puis de "0-20" dessus (sur environ 5 cm). Mais le terrassier m'a dit que ça pourrait se tasser et se colmater si c'est du calcaire friable comme celui qu'il a l'habitude de mettre en place sous l'appellation "0-80". Je n'ai pas pu joindre Michel pour en savoir plus, alors j'écoute ce qu'on me dit par ailleurs...

C'est mon interlocuteur de la carrière qui, pour l'instant, s'est montré le plus convaincant : pour lui, il faut des galets pour obtenir le meilleur draînage, avec en plus un réseau de drains agricole pour accélérer l'évacuation de l'eau. Pour lui, il n'y a même pas besoin de faire une couche de gros galets (40-80) puis des plus fins (20-40) par dessus : des 20-40 suffisent. « C'est incompressible et c'est le meilleur draînant ».

Mais c'est justement le côté incompressible qui me gêne... ou plutôt qui gênait Michel quand il me disait « surtout pas de sable, c'est incompressible. » Mais comme je n'ai pas eu l'idée de lui demander pourquoi c'est un problème, j'en reste aux galets tant que je n'ai pas d'informations complémentaires...

Si quelqu'un peut m'éclairer, ce sera bienvenu !!!

Question 2 : A-t-on vraiment besoin d'un réseau de drains dans le sens A -> B ? Il me semble qu'avec des cailloux bien draînants et un drain en aval qui récolte l'eau et l'évacue hors de la fondation pourrait être suffisant...

Voilà voilà où j'en suis ce soir. C'est marrant comme plus j'ai de réponses, plus j'ai de questions aussitôt après !!!!

Merci pour les premières réponses reçues sur le forum des Compaillons, ici : http://compaillons.naturalforum.net/viewtopic.forum?p=1431#1431

Reprise des commentaires de l'ancien site

No.1 Temps de séchage Bonjour, Nous faisons construire avec une dalle comme vous. Notre question est le temps de sechage de la dalle. Les fouilles ont seché 1 mois, le maçons nous dit que la dalle n'a besoin que de 10 jours de sechage... Merci pour votre réponse MCADU Réponse de Thierry : Je ne sais pas quel est le temps de séchage définitif. Mais le maçon qui nous a aidé à faire la dalle nous disait qu'il a vu souvent des chantiers où les ouvriers travaillaient dessus dès le lendemain ! On peut donc penser que 10 jours suffisent. En tout cas, pour nous, dès le lendemain, nous marchions dessus. Et les charpentiers ont commencé l'ossature 11 jours après. Bon succès dans votre aventure ! No.2 Temps de séchage (suite) Les bétons de fondations doivent secher au moins 28 jours mais il est vrai que l'on peut raccourcir un peu les délais plutôt à 21 jours. Visiteur anonyme No.3 Qui vous a recommande ce type de dalle ? Réponse de Thierry : Plusieurs personnes, mais principalement le maire de notre village, ancien maçon qui connaît bien le comportement des sols argileux de la région.

lundi 3 avril 2006

Filtration par bassins filtrants refusée

Comme c'était prévisible, notre commune ayant depuis peu confié le contrôle de l'assainissement à la Générale des Eaux, l'assainissement par bassins filtrants plantés associés à l'usage de WC secs nous a été refusé.

Mais nous le ferons quand même, comme le montre la lettre ci-dessous que nous avons adressée à la Générale des Eaux et que vous pourrez éventuellement utiliser si vous en avez besoin...


Objet : suite à notre demande d’agrément sanitaire pour les parcelles section AM n° 232 et 234 (permis de construire n°PC2441305S1013).

Cher Monsieur,

Suite à notre dernier échange téléphonique, j'ai bien entendu vos remarques et conseils mais je vais néanmoins persister dans mon idée de réaliser un assainissement par filtres plantés, pour les raisons que vous connaissez et que dont je rappelle les principales en annexe.

Puisque vous ne pouvez pas, ce que je comprends fort bien, accorder un avis favorable à notre demande d’agrément sanitaire, nous réaliserons donc notre système d'épuration en vous déchargeant de toute responsabilité et à titre expérimental.

En d'autres termes, ma compagne et moi-même, comme beaucoup d'autres propriétaires en France (de plus en plus nombreux, d'ailleurs), assumons pleinement le fait ne pas mettre en oeuvre une technique d'épuration des eaux grises conforme aux prescriptions techniques en matière d'assainissement autonome telles qu'elles sont décrites dans l'arrêté du 6 mai 1996.

Toutes les personnes qui ont fait cela avant nous n'ont pas eu de problème, pour la simple raison que, si elles ont « bénéficié » d'un avis de non conformité, elles n'en ont pas moins parfaitement satisfait à l'obligation de résultat, qui est au bout du compte la seule véritable obligation légale. Les conclusions des enquêteurs de ces diverses installations se résument généralement en ces termes : « Installation ne correspondant pas aux normes actuelles mais ne présentant aucune pollution donc autorisée à continuer. »

De plus, étant donné que nous utiliserons des WC secs à compostage, nous n'aurons pas d'eaux vannes chargées en bactéries à épurer, et notre système d'épuration ne sera donc pas soumis à l'obligation de supervision par la DDASS. Le système que nous souhaitons adopter sera ainsi moins polluant pour les nappes phréatiques, déjà lourdement chargées en bactéries, entre autres polluants. N'ayant pas de bactéries à éliminer dans les eaux grises, l'eau résultant de l'épuration n'en contiendra donc pas et sera tout à fait utilisable pour l'arrosage.

A l'époque où dans certains pays, des familles entières ont à peine 5 litres d'eau pour tenir tout une journée, je trouve indécent de continuer à souiller autant d'eau pour évacuer nos excréments, qui sont si faciles à faire « digérer » par la terre, et ce, sans aucun risque pour les nappes phréatiques.

De plus, nos choix de consommation en amont (usage de l'eau, choix des détergents...) font que les eaux grises que nous produisons sont moins chargées en substances éco-toxiques que les eaux grises des foyers n'ayant pas fait ces choix, et il serait dommage de ne pas tenter de les recycler dans l'alimentation d'une jolie mare et l'arrosage du jardin.

Voici un résumé de nos engagements :

Un regard sera installé à la sortie du dernier bassin filtrant, conçu de manière à permettre un prélèvement d'un échantillon représentatif de l'effluent.

Nous réaliserons une analyse au moins une fois par an. La première analyse ne pourra pas être effectuée avant 6 mois à un an après la plantation et la mise en service de l'installation (un cycle végétatif complet est nécessaire pour que les plantes soient parfaitement enracinées).

L'analyse sera effectuée par un laboratoire agréé ; les prélèvements seront effectués selon les recommandations du laboratoire.

Les paramètres analytiques seront :

  • les Matières En Suspension (MES) ;

  • la Demande Biologique en Oxygène sur cinq jours (DBO5) ;

  • la Demande Chimique en Oxygène (DCO)

L'effluent, prélevé au niveau du regard de contrôle, devra respecter les normes de rejet dans le milieu hydraulique superficiel prévues à l'article 3-2 de l'arrêté « Prescriptions techniques » du 6 mai 1996 :

  • inférieur ou égal à 30 mg / litre pour les MES ;

  • inférieur ou égal à 4Q mg / litre pour la DB05 ;

et par les recommandations pour les systèmes individuels, d'après l'annexe II de la circulaire du 17 du 17 février 1997 relative aux systèmes d'assainissement de moins de 2 000 équivalents-habitants :

  • inférieur ou égal à 120 mg / litre pour la DCO.

Une copie des résultats d'analyse vous sera adressée ainsi qu'à la Mairie de Saint Georges de Blancaneix.

Evidemment, notre installation sera entretenue régulièrement et maintenue en bon état de fonctionnement.

Nous utiliserons exclusivement des toilettes sèches rustiques (fonctionnant donc sans eau ni produits chimiques ni fosse septique) avec compostage. Et nous nous engageons à ne pas placer ultérieurement de W.C. à chasse d’eau dans notre habitation.

Si nécessaire, nous pouvons prévoir une chambre de visite à la sortie des eaux usées pour permettre le prélèvement d’un échantillon avant épuration.

Je vous remercie pour votre écoute et reste à votre disposition pour toute demande d’informations complémentaires.

Veuillez agréer, Cher Monsieur, l’assurance de mes respectueuses salutations.

Thierry Bernardin

PS : nous allons adresser une copie de la présente lettre à Monsieur le Maire de St Georges de Blancaneix.

ANNEXE

Les avantages de ces systèmes d’assainissement autonomes sont importants. Les voici résumés par Anne RIVIÈRE, Docteur ès Sciences de l’Environnement :

  • « Ce sont des systèmes particulièrement efficaces au niveau de l’épuration. Les analyses effectuées sur divers systèmes montrent que les effluents finaux ont une DBO inférieure à 40 mg/l et une MES inférieure à 30 mg/l conformément à la réglementation en vigueur. Ces rejets finaux sont visibles et donc facilement contrôlables au niveau de la pollution par les intéressés eux-mêmes et par les services officiels.

  • Ils rejettent des eaux réellement recyclées puisque l’on peut les réutiliser facilement en fin de parcours pour arroser le jardin. Cela constitue en amont une économie d’eau fort appréciable et cette eau de mare terminale tiédie et chargée de microorganismes facilement dégradables à la surface du sol, améliore la nutrition des plantes. Ce sera toujours la « meilleure eau » qui soit pour le jardin.

  • Enfin ils offrent un aspect vivant, coloré, naturel, esthétique, qui responsabilise chaque famille vis-à-vis de ses rejets. Comme le système est beau et que « tout se voit », chacun a à cœur de montrer à ses amis des bassins bien mis en valeur au sein du jardin d’agrément ou du potager. Cet écosystème complet, avec sa flore et sa faune qui se développent (oiseaux, libellules, papillons, escargots...), est aussi particulièrement pédagogique pour les enfants et aussi les plus grands !

  • C’est une option alternative pour les terrains en pente [ce qui est justement notre cas] (bien que le système soit aussi possible avec peu ou pas de pente) et les sols argileux et mal drainés. Beaucoup de particuliers ont eu des expériences désagréables de colmatage des drains après la fosse septique, ne veulent donc plus avoir de lits d’épandage. Ils finissent par connecter directement leur sortie de fosse septique au fossé le plus proche, vivant mal les reproches des voisins vis-à-vis des odeurs... Ils sont pourtant écologiquement conscients et ennuyés de cette situation.

  • L’emprise au sol est raisonnable en milieu rural ou périurbain (de 1,5 à 2 m2/EH) et utilisant plutôt les pentes que le plat (plus prisé pour y installer le potager et y faire des aménagements).

  • C’est un investissement raisonnable (de 1000 € de matériaux seuls à 2500 € de matériaux + main d’œuvre pour une famille de 4 personnes) qui incite grandement à faire des économies sur l’investissement par un mode de vie et de consommation prenant en compte l’enjeu environnemental (toilettes sèches, eau de pluie)

  • Il est possible de construire soi-même son système après avoir suivi une formation courte sur un week-end. »

Comparaison avec les autres types d’assainissement :

  • « Les stations d’épuration classiques (de type secondaire) ne traitent que très partiellement les nitrates et les phosphates fournis par les urines, les matières fécales et les détergents. Elles ne traitent généralement pas plus de 40% des effluents car elles sont basées sur la capacité des rivières à s’auto-épurer. Elles sont chères à construire et à faire fonctionner (électricité, en grande partie nucléaire comme chacun sait). Le système du tout à l’égout concentre la pollution initialement répartie sur la commune en un point de rejet au niveau de la station. Plus il y aura de stations d’épuration, plus les rivières seront polluées.

  • Les systèmes classiques d’épuration individuels (fosse septique puis épandage ou filtre à sable), tout comme les systèmes de bassins plantés utilisés après des toilettes à chasse d’eau et une fosse septique, rejettent dans les eaux souterraines des coliformes fécaux (bactéries pathogènes issues de nos intestins). En effet, les coliformes fécaux ne sont efficacement détruits que par la chaleur et à un moindre degré par les rayons UV de la lumière solaire et par des bactéries actives. Même à plus de 30 m d’une fosse septique, un puits sera donc généralement pollué (impropre à la consommation) à cause des coliformes fécaux.

  • D’autre part, les drains des systèmes conventionnels sont généralement placés à 40 cm sous la surface du sol, là où les bactéries actives ne sont plus présentes puisqu’elles vivent très près de la surface. Les nitrates présents dans l’urine et les phosphates présents dans les matières fécales et les détergents sont donc rejetés dans les eaux souterraines et les polluent.

  • Il est à noter que les filtres plantés en direct des toilettes ou après fosse septique ayant reçu des eaux vannes (contenant des matières fécales) présentent aussi des risques sanitaires de contact élevés puisque l’effluent s’étale en surface des bassins.

  • D’où l’importance de l’utilisation de la toilette sèche et la bonne gestion d’un compost... »

Reprise des commentaires de l'ancien site...

N°1 M.Thierry LEFEBVRE de ALGELPUR peut vous aider en étude et en démarche pour la mise en place de bassin d'épuration par les plantes BP 314 - Savoie Technolac 73 375 Le Bourget du Lac Cedex Tel/Fax :04.79.25.34.50 Courriel: alpepur[arobase]wanadoo.fr N°2 Bonjour, Je me permet de vous informer qu'il il y a une asso en basse normandie qui proppose des stage sur la phytoépuration. Ils ont de plus le premier gite agreé par la prefecture à avoir une phyto pour le gite ... http://www.ecotaupi.org/ manudaviere manudaviere[arobase]hotmail.fr N°3 Bonjour à tous, Vous avez eu de la chance pour votre refus d'avoir déjà la permis. De notre coté, le permis fut refusé pour assainissement non conforme ! Nous avions la même idée... ! ! Obliger de faire comme ils disent... sur papier seulement, car on garde une idée d'un assainissement écologique si possible ! ! ! Sans leur accord bien sur ! ! Votre idée de lettre est bonne. Encore une autre à écrire ! Encore des principes à défendre ! ! Bon courage à vous Dom http://etxearritti.over-blog.com Dom N°4 Formation pour filtres plantés Bonjour, Bravo pour le site très sympa ! ... encore une autoproduction ? Avez-vous suivi un stage pour la création de vos bassins plantés ? Savez-vous si l'association d'Anne Rivière en réalise encore ? ... Le site Eau Vivante ne semble pas le mentionner ... Bon courage dans vos travaux, mention spéciale pour les toilettes sèches pour droitiers et gauchers ! Réponse de Thierry : Merci pour vos encouragements [smiley=laugh] Autoproduction ? Je ne sais pas si vous parlez du site ou des filtres plantés, mais c'est vrai pour les deux ! Nous n'avons pas suivi de stage mais nous avons commandé les documents chez Eau Vivante. Par ailleurs, nous avons lu le livre de Patrick Baronnet (La maison autonome) et nous allons nous inspirer de leur système, qui fonctionne correctement depuis 20 ans je crois. Eau Vivante organiste toujours des stages. Mais je crois que leur agenda est déjà bien rempli pour 2006. Bon courage à vous Thierry N°5 Dérogation également refusée! Je suis dans le même cas que vous. Ma demande de dérogation pour assainissement par bassins filtres plantés a été refusée la semaine dernière. J’ai pourtant fait faire une étude par Eau Vivante afin de soutenir mon projet. Voilà la réponse faite par la Compagnie de l’Eau et de l’Ozone prestataire technique du SPANC de la Communauté de Communes de Bergerac Pourpre dont fait partie ma commune. Je cite : « Les missions du S.P.A.N.C sont de contrôler le bon fonctionnement des dispositifs d’assainissement des habitations existantes et de conseiller et de vérifier la conception et la bonne exécution des dispositifs d’assainissement des nouvelles habitations. » « La procédure réglementaire ne permet pas au S.P.A.N.C de délivrer une dérogation pour l’implantation d’un dispositif d’assainissement non collectif qui n’est pas décrit dans l’annexe de l’arrêté du 06/05/96. Cependant, vous pourrez obtenir cette dérogation conformément à l’article n°12 de l’arrêté du 06/05/96 auprès du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (Direction générale de la santé 8 avenue de Ségur 75350 Paris Cedex 07 SP). » Et ils ajoutent qu’il sera possible de mettre en place une fosse toutes eaux de 3000L (pour une chambre !) suivi d’un filtre à sable drainé à flux vertical de 20 m² (le rejet s’effectuant dans le ruisseau en contre bas). Excusez moi d’être vulgaire mais il serait plus simple d’aller chier directement dans la rivière ! C’est à dire dans l’eau de boisson des villes en avale ? Mais je ne peux pas m’y laver, il y a déjà deux rejets de filtres à sable qui s’y déversent (qui ne détruisent pas les coliformes fécaux), et une fosse sceptique (si elle existe?) sans épandage !!!! De toute manière j’installerai donc des toilettes à litière et mes bassins filtres plantés qui rejèterons une eau de qualité baignade dans la rivière (et peut-être même meilleure !). Je vous tiendrai au courant de la suite des évènements. Yann Debaudringhien

 

dimanche 26 mars 2006

Dalle flottante : la solution ?

Rencontre décisive ? Peut-être...

J'ai aujourd'hui échangé avec Michel, qui a longtemps travaillé dans les BTP et voici les conseils qu'ils m'a donnés...« Les fondations, c'est beaucoup de complications pour pas grand chose... Une dalle flottante en béton fibré suffit amplement, surtout pour des constructions légères comme la tienne. Et c'est bien adapté aux terrains argileux : ça peut bouger dessous, c'est pas grave : la dalle flotte dessus comme un radeau. Tout le système est solidaire, d'un seul bloc. Simplement, comme il y a un étage, elle doit avoir au moins 25 cm d'épaisseur. Et il faut faire attention au dosage : le béton doit impérativement être dosé à 350 kg/m3 de ciment. Moi — Et comment on fait la différence avec les autres bétons moins dosés ? Michel — Voici quelques indicateurs bons à connaître (j'ai déjà assisté à des arnaques !) :

* il doit être bien gris, avec presque des reflets bleus * il doit coller aux bottes * il doit être opaque : on ne doit pas voir le sable et les cailloux qu'il contient une fois posé

— Les fibres, ce sont des fibres métal ? — Non, des fibres synthétiques qui suffisent largement à donner une cohésion à l'ensemble de la dalle. Le ferraillage est inutile et il semblerait même que, quand le béton casse, c'est justement à l'endroit de la ferraille. Je connais de plus en plus de maçons qui utilisent uniquement ce procédé pour des construction autrement plus lourdes que la tienne ! — Et le fait que les poteaux qui porteront la maison soient espacés d'environ 3 m ne risque-t-il pas de créer des porte-à-faux qui fragiliseront la dalle ? — Non (il se marre !). Il faut bien te rendre compte que ta maison sera ultra-légère en comparaison des maisons en structure lourde que ce genre de dalle est capable de supporter. — Oui, c'est vrai. J'ai lu par exemple qu'une maison ossature bois était 12 fois plus légère qu'une maison en dur. Mais il ne faudrait tout de même pas renforcer à l'endroit du poêle de masse ? Il pèsera bien dans les 5 tonnes.

— Que 5 tonnes (et il se re-marre !) ? Mais c'est dérisoire, dans une construction ! Tu n'imagines pas le poids que représente un simple mur de parpaings. Avec une telle épaisseur et un tel dosage de béton, ta dalle supportera sans problème ton poêle de masse. Mais si ça peut te rassurer, il te suffit de creuser un peu plus profond à cet endroit et de renforcer avec de la ferraille ou des pieux (choisis de l'accacia, ça ne bouge pas dans le béton). — Bon, OK. Et qu'est-ce que je mets dessous ? Je pensais mettre du sable, pour "absorber" les mouvements de l'argile qui est dessous. — Surtout pas de sable ! Le sable ne se tasse jamais. [Avec le recul, je ne vois pas en quoi c'est un problème, mais je n'ai pas eu l'idée de le demander à Michel]. Il faut des cailloux. — Ah bon ! Et quels types de cailloux ?Une première couche de gros cailloux, on appelle ça du "concassé". Tu demandes du "0-80", ça veut dire que leur taille varie de 0 à 80 mm. 15 cm, c'est bien, voire 20 cm. Ensuite, une plus petite couche de "0-20", 5 cm environ. Ces cailloux finissent par s'emboîter et se tasser en une structure d'une certaine homogénéité. Ils ont une fonction draînante, surtout s'il restait une pente après ton terrassement : tu compenses la pente avec les cailloux, et l'eau descend à travers. J'ai fais ça chez moi, avec une pente de 10%.

Nous, on faisait des routes qui devaient supporter 8000 à 10000 voitures par jour. On n'avait pas le droit à l'erreur. Avec ça, c'était bon.

— Et s'il n'y a pas de pente ?

— Tu peux mettre un film de polyane sur les cailloux pour éviter les remontées par capillarité. — Et pour contenir le béton, je fais un coffrage en bois classique ? — Ça risque manquer de solidité : une dalle de 25 cm de béton, ça pousse ! Il vaut mieux faire un muret en brique ou en parpaings. Par exemple, avec des petits parpaings utilisés pour les hourdis : ils s'emboitent tout seul. Tu les scelles simplement au sol avec du ciment et c'est tout. Ensuite, tu les laisses dans la dalle. — Zut, j'aurais préféré me passer de faire un mur. Et si je demandais au terrassier de creuser exactement de la profondeur de l'ensemble cailloux + béton : la dalle arriverait au ras du sol et c'est la terre qui la tiendrait ? — C'est une idée, ça serait encore plus solide. Mais il y a des risques avec l'humidité. — Re-zut ! C'est pas aussi simple que l'informatique !!!! Peut-être que je peux laisser le film polyane remonter et déborder sur les côté ? Ou alors, enlever la terre autour après que la dalle sera sèche ? Ou simplement mettre un drain tout autour ? — Oui, c'est à étudier... » Bon, on en est resté là, avec pour moi quelques questions en suspens comme celle du draînage mais, grosso modo, je crois que cette solution m'a séduit par sa simplicité et le fait que, au bout du compte, elle ne consommera pas plus de béton que l'ensemble semelles de fondation + chappe que j'envisageais. A suivre... -------------------- Le discours de Michel m'a rappelé un site visité plus tôt (http://www.livios.be/fr/_build/_guid/_roug/_fund/974.asp?content=Les%20fondations ), où j'ai trouvé ceci : « Radier (dalle flottante) : * Méthode également utilisée lorsque le sol d’assise est trop profond * Méthode la plus simple, qui intéressera les constructeurs non professionnels * La dalle n’est pas soutenue par des socles de fondation, mais est directement coulée dans le sol * S’effectue avec du béton armé * Nécessite le placement de poutres ou de renforcements ou d’une armature supplémentaire sous les murs * S’il y a des caves: celles-ci doivent couvrir l’ensemble de la dalle * S’il n’y a pas de caves: minimum 80 cm au-dessous du niveau du sol (à l’abri du gel) » Il y a des points communs. La différence, c'est la notion d'armature. Mais bon, je suis quand même tenté d'essayer la méthode de Michel, qui n'en est pas à sa première fondation du genre... Aurai-je fait le bon choix ? Rendez-vous dans 10 ans !!!!

---------------------

J'ai aussi lu ceci, sur le site : http://irc.nrc-cnrc.gc.ca/pubs/cbd/cbd081_f.html

« Il existe une méthode beaucoup plus ancienne qui gagne maintenant la faveur des experts : il s'agit des fondations flottantes, le terme "flottant" étant employé au sens propre. En effet, quand un corps flotte sur l'eau, c'est qu'il déplace un volume d'eau dont le poids est égal au sien. De même, un édifice peut flotter sur le sol si son poids et ses charges sont égaux au poids du sol "déplacé", c'est-à-dire de la terre qui doit être enlevée des fouilles pour permettre la mise en place des fondations de l'édifice. »

mercredi 22 mars 2006

Les fondations

Récapitulons l'état des lieux pour commencer...

 

1/ Nous n'avons pas encore d'eau sur le chantier et le branchement de celle-ci n'est pas prévu avant fin avril (calendrier de la Lyonnaise des Eaux saturé) : c'est donc "rapé" pour les bétonnières de chaux... La seule solution qui nous reste : le béton livré en toupie, qui ne nécessite en effet aucune adjonction d'eau.
On aurait pu faire un puits, pensez-vous peut-être. Ce n'était pas prévu : nous préférons réutiliser l'eau de pluie que de pomper encore sur des nappes phréatiques déjà bien mal en point. Nous allons donc "nous" brancher au réseau, quitte à nous désabonner si nous parvenons à l'autonomie.

2/ Nous avons un délai serré à respecter : les fondations, la dalles et le second oeuvre se feront en autoconstruction, mais l'ossature bois (toiture et plancher de l'étage inclus) seront faits par des spécialistes : Bruno, David et Yann (nous vous les présenterons le moment venu). Et ils commencent le chantier début mai. C'est une date impérative pour diverses raisons que je ne vais pas développer pour l'instant.  

3/ Nous ne sommes pas nombreux pour la réalisation des fondations (moi, Estelle, Charles et peut-être une ou deux autres personnes...). Pourquoi ? Une faille dans notre organisation ! Trop dispersés ces derniers mois, nous nous y sommes pris trop tard pour proposer un chantier participatif sur les fondations cyclopéennes ; du coup, même si l'on avait de l'eau, étant donné le temps que prend la réalisation de ce type de fondations, on serait trop peu nombreux pour que tout soit suffisamment sec dans les délais.

Si l'on en croit Patrick Charmeau, dans sa fiche technique sur les fondations cyclopéennes (disponible ici : http://www.areso.asso.fr/article.php3?id_article=56), il faut 6,12 h/m3 pour 3 personnes d'un niveau déjà entraîné (manoeuvres du bâtiment). Ce qui donne pour les 30 m3 de nos fondations : 184 h, soit 37 jours à une moyenne horaire de 5 h par jour, ce qui n'est déjà pas évident à réaliser en ce moment !!!! Et il faut en plus attendre 3 semaines pour pouvoir travailler sur ces fondations (la chaux étant pleinement consolidée au bout de 3 mois).
Alors, nous avons dû nous rendre à l'évidence : la chaux pour les fondations, ce ne sera pas pour nous...

 

Béton et chaux : quelques différences...

 

Dans son excellent ouvrage « PRECIS D’UTILISATION DE CHAUX NATURELLE », qu'il nous offre en téléchargement ici : http://www.chaux-lime.com/precis_fr.htm, Olivier Labesse, Maçon Limousin, nous explique que le ciment résulte de la cuisson à 1 450° C de 80 % de calcaire et de 20 % d’argile (ouf, ce sont quand même des produits naturels !), entraînant ainsi une plus forte dureté et que la Chaux Hydraulique Naturelle est obtenue à environ 1 030 °C. Première différence en terme écologique : le coût énergétique de la chaux est moindre que celui du béton. Mais sa fabrication demande quand même une sacrée énergie ! Deuxième différence : « contrairement à la Chaux, le ciment empêche la respiration de la pierre et emprisonne l’humidité dans la pierre rendant celle-ci friable et pourrissable. »

C'est d'ailleurs comme ça qu'elles attrappent la "grippe à pierre", hi,hi ! 38-o

« L’humidité est souvent la cause des désordres dans la maçonnerie si celle-ci est en pierres, en terre crue, cuite ou en briques. C’est pourquoi la chaux me semble être un élément indispensable dans la construction. Et toujours d’actualité au XXIe siècle. » Si l'on doit utiliser le béton avec des pierres, comme j'ai pensé le faire (voir ci-dessous), il va donc falloir être super vigilant dans la protection contre l'humidité...

Deux options envisagées pour les fondations...

Comme nous ne pouvons pas nous résoudre à utiliser du ferraillage, j'ai pensé à deux façons de consolider le béton :

- les pierres (un peu à la façon des fondations cyclopéennes). J'ai lu en effet dans « Manuel de l'autoconstruction - La maison en ballots de paille », de Jocelyn Rochefort Simard (Ed. de Mortagne), à la page 61 :
Lorsque je dispose de roches de 5 cm à 15 cm de diamètre, j'en étale une couche au fond de la tranchée. Ceci permet d'accélérer la procédure du coulage, de prendre moins de matériaux et de renforcer le béton en y ajoutant des matériaux de densité similaire. Autour de ces roches, le béton forme un réseau réticulé qui, semble-t-il, le solidifie davantage.
- le bois (bambou - ou autre ?)

Ce que je résume sur ce shéma :

 

 

Quelques précisions...

 

- Le sable (10 cm) a pour but de "tamponner" les éventuels mouvements de l'argile sous-jacente ; je pense aussi qu'il peut contribuer à diminuer le contact de la partie inférieure des fondations avec l'humidité, et ce d'autant plus efficacement qu'il est épais (si je me trompe sur cette deuxième fonction, vous pouvez me le dire en cliquant sur "Commentaire" en bas de cet article).  

- les pierres. Le plus intéressant, apparemment, c'est d'acheter des "tirs de mines" : ce sont des pierres en vrac, de taille variable jusqu'à environ 40 cm. Coût : 5,10 € HT la tonne. C'est le transport qui coûte le plus cher : 10,58 € HT pour livrer chez nous. La carrière ne livre que des camions complets, soit 15 tonnes (ou 10 m3, la densité des pierres étant de 1,5). Bref, un camion livré nous coûte 281,30 €, ce qui me semble plutôt raisonnable.
> Dans l'option I, les plus grosses pierres sont posées sur le sable, bien stabilisées. On coule le béton jusqu'à les recouvrir. Quand le béton est légèrement durci, on place une nouvelle rangée de pierres, un peu plus petites. Et ainsi de suite... Une évaluation sommaire avec un seau d'eau suggère que les pierres occupent environ 42 % du volume. Avantages : pas de ferraillage à préparer ; pas compliqué de poser des pierres, même si c'est long et fatigant... Inconvénients : le béton ne peut être coulé en une fois : risque de fragilisation de l'ensemble (je ne pense pas que ce soit dramatique : et vous ?).
> Dans l'option II, seule la première couche de pierre est posée (elle évite aussi une couche de béton de propreté). Je ne pense d'ailleurs pas qu'elle soit indispensable. Et le bois, bien sûr, a pour mission de remplacer la ferraille (dont nous évitons ainsi les effets électro-magnétiques). Et puis, je n'aime pas tout ce qui est ferraille et je préfère éviter d'avoir à en manipuler, surtout à cette échelle ! Avantages : on peut couler le béton en une fois, si l'on choisit un béton suffisamment fluide et auto-nivelant. Inconvénients : difficulté à trouver suffisamment de bambou (peut-être que ça se vend tout prêt ?), temps nécessaire pour attacher tout ça... Questions : tout le monde parle du bambou et c'est certainement l'idéal (on en titre aujourd'hui des fibres utilisées notamment en aviation, extrêment légères et infiniment plus souples et solides que le métal). Mais peut-on utiliser d'autres bois (chataîgnier, par ex) ? Et les bois (ou le bambou) doivent-il être secs ou récemment coupés (ce serait bien, car j'ai encore plein de longues branches dans mon jardin après la taille de cet hiver !!!). Si vous avez des réponses, merci d'avance !

Conclusion provisoire...

La première leçon que je tire de cette expérience de la préparation des fondations c'est que celui qui a dit « gouverner, c'est prévoir » a bien eu raison ! Je suis plutôt organisé et prévoyant, mais pour pouvoir prévoir, il faut savoir. On ne peut pas en même temps apprendre, donc être dans le flou pendant la phase d'apprentissage, de recherche de données, et prévoir suffisamment tôt, de façon précise et décisive, l'organisation d'un projet quel qu'il soit.

Finalement, "contruire", c'est un peu comme "se construire" : c'est en faisant des deuils, des compromis, en lâchant des choses qui ne sont peut-être pas aussi essentielles qu'on le pensait au départ (pour nous, la chaux à la place du béton), qu'on devient de plus en plus détaché et donc, finalement, de plus en plus fort. Mais au fait, c'est quoi l'essentiel dans la vie ? A chacun d'y répondre...

dimanche 5 mars 2006

Repérage avant terrassement

Pose de piquets pour indiquer au terrassier l'emplacement du chemin, du parking, des fondations et de la tranchée technique (eau, EDF, tél). C'est vraiment ce jour-là qu'on a eu l'impression de « démarrer » notre maison !

Estelle avec sa ficelle et ses piquets !
Estelle prête à dessiner la maison !
Tracé du chemin (1)
Tracé du chemin - 5 mars 2006
Tracé du chemin (2)
Tracé du chemin - 5 mars 2006
Tracé de la maison
Tracé de la maison - 5 mars 2006
Tracé de la tranchée technique
(c'est la ligne seule qui monte jusqu'à la route)
Tracé de la tranchée technique - 5 mars 2006